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ST. ANGE TO VAUDREUIL, FEBRUARY,1752 |
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pirogues a quelques lieux de ce poste le 21 jl tuére deux Esclave rouge a la véue
de ce fort qui revenoit de la chasse. de puie Se tems la jl nont point parues
an prémiér Crin de Cét guiérre jay fait a longé notre fort pour y an férmér 1
église et présbitaire et pour j baraquér les habittans Se que nous navont pue
faire qu' avéc dès petit pieux la peut de monde et la riguierre de la
Saisons ne nous a pas pérmie de nous fortiffiér davantage Se post demande assi
bien que les batiments a estre rétabli En n'eufe le tout en n'est pourie
mais Se quil minquétte le plus C est que nous n avont plus de Sauvage auprés de ce poste Se quil fait prandre le partye a qu'elqun de nos habittans de laissaise landroit Comme la plus par ne vivoit que du Commerse quil se fait avéc le Sauvage
j avoit quélque Esperance que j angageroit les quicapoux de la terre haute a venir setablise au pres de nous mais japrend que Mr deslignery Commandant au 8atanonts les a détermine aller faire village au pres de lui San doute quil Ennarecus les ordre de monsieur le général
[Translation]
twenty-first they killed two Indian slaves who were returning from the hunt and within sight of the fort. Since that time we have not seen a sign of war. I have had our fort extended to include the church and the presbytery and to lodge the inhabitants. This we have been able to do only with small pickets. The few people and the harshness of the season have not permitted us to fortify ourselves properly. All the buildings of this post need to be rebuilt anew; they are all decayed.
But what most disquiets me is that we have no more Indians at the post, which induces some of our inhabitants to leave the place as they can live only by the trade with the Indians.
I had some hope that I might induce the Kickapoo of Terre Haute to come and settle with us, but I learn that M. de Ligneris, commandant at Ouiatanon, has induced them to go and make their village with him. Doubtless he has for this received the orders of Monsieur the general.
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ILLINOIS HISTORICAL COLLECTIONS |
les traittéurs Englois S avance toujour Sur nos terre, pour donnér plus de
fassilité a nos nations de leur porter leurs pélteries Mr des lignery ma marqué
En dernier lieux quil avoit a prie quil liassasoit Sur la rivier blanche peut
éloigné de Son poste.
jl Est grand tems que lon prenne le parti de les chasser et de nous mettre Ennétate de réprimér laudasse de nos nations rébélle Senquoi la malle augmantera toujour et nos riviers devienderont jnpraticable les pienguichias que nous avions au prés de nous et qui Sont devenue nos Ennemie Se Sont joint a Ceux du vérmillon que lon dit Estre dans les plaines qui sont Éntre la 8abache Ét les jllinois mais je ne pense pas que leur dessins soit de réster la ou bien jl seroit assuré dettre soutenue des autres nations Cest Se que nous avons le plus a Craindre veue la mauvaisse dispositions de plusieurs les quicapoux et mascoutin nous parésse En Core un peut atachée Se pendant Mr des lignery ma Écrit quil ne les croyéte pas dispossé a prandre partye pour nous
[Translation]
The English traders steadily encroach on our lands, to give greater opportunity to our tribes to bring them their furs. M. de Ligneris has just informed me that he had learned that they were on White River not far from his post.
It is high time that we took the course of driving them off and putting ourselves in a position to repress the audacity of our rebel tribes. Otherwise the evil will always increase, and our rivers will become impassable. The Piankashaw that we had near us, who have become our enemies, have joined those of the Vermilion; these last are said to be in the plains between the Wabash and the Illinois, but I do not think their plans are to remain there, unless they feel sure of being supported by other tribes. That is what we have to fear most, in view of the ill disposition of some of them. The Kickapoo and the Mascoutens still seem a little attached to us. However M. de Ligneris writes me that he does not think them disposed to take our side.
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ST. ANGE TO VAUDREUIL, FEBRUARY,1752 |
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Nos Ennemie de la rivier a la roche ont tué lotonne dernier deux soldats de la
garnisons de miamie ous Commande Mr villier nous ne Savont pas sil En Seront
reste-la, lon nous fait Esperer que Monsieur le marqui de la jonquierre
prandera le partie denvoyé des forsse de Canada Capables de méttre a la
raisons nos Ennemies je le soitte pour la tranquillite de Se payés
Monsieur jay une grasse a vous demand Si Setoit Votre bon plaisir da Cordér de Congé au nomme filibér dit orléans Soldat de notre garnisons jl Est dans la Colonie de puis 15 ans et ne Sest point rangagé
jay I honneur d'ettre avec un tres profond respéct Monsieur
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votre tres humbles et tres obeissant Serviteur |
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ST ANGE |
AU POST VIENCENE le 28 fevrier 1752
les pienguichias du village du vermillon ont tué a la fien desembre cinq francois dans leur village.
[Translation]
Our enemies of Great Miami River last fall killed two soldiers of the Miamis garrison where M. Villiers commands. We do not know if they will remain there. We are made to hope that Monsieur le Marquis de la Jonquière will decide to send forces from Canada capable of making our enemies listen to reason. For the tranquillity of the country, I desire it.
Monsieur, I have a favor to ask of you-if you would be good enough to allow a leave to the man named Philibert, called Orleans, a soldier of my garrison. He has been in this country fifteen years and has not reënlisted.
I have the honor to be with a very profound respect, Monsieur,
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Your very humble and very obedient servant, |
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ST ANGE |
VINCENNES, February 28, 1752
The Piankashaw of the village on the Vermilion at the end of December killed five Frenchmen in their village.
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MACARTY TO VAUDREUIL, MARCH 18,1752 |
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saires Esperant que mr de la jonqüaire Envoyeroit un partis de françois Ce
printants pour reprimer Les Sauvages Rebelles sans Le Seçours des Nations Ce
quy ne se peût guerre par La disette de vivres quy Ce trouve En Canadas; jl me
marque que Les ouyastanons paroissent par Leurs disçours fachée de ce que Les
peanguichias onts frappé sur Le françois mais quinterieurement jls se
dementent, Les Kikapoux; Et maskoutins paroissent plus attachée Et que avec
tout Cela Cetoit a quy Leurs donnoit Le plus:
Le dix onts Commencé á arriver des voyageurs de Lentré du missoury ou jl ny a Rien denouveau, Les peorias sonts En Crainte des Renards Et Sioux, jls onts Envoyé un partis aux mis amis dans Lesperance de Leurs faire un coup de trahison ils ne desendrons pas sitots quils me Lavoients promis,
Le 15 mars trois jllinois mont Rapporté que La puce de Retour á son hivernement y avoit trouvé La Biche chefs des peanguichias avec un pavillon françois venants des mis amis avec des Lettres du Commandant pour ycy Et Lavoit menné avec
[Translation]
that M. de la Jonquière would send a party of French this spring to repress the rebel Indians without the assistance of the tribes, which can hardly be, due to the shortage of provisions that there is in Canada. He tells me that from their discourse the Wea appear irritated that the Piankashaw have struck the French, but that privately they belie it. The Kickapoo and Mascoutens appear more attached to us; for all that they will be for whoever gives them most.
The tenth the voyageurs began to arrive from the mouth of the Missouri, where nothing has happened. The Peoria are afraid of the Foxes and Sioux. They have sent a party to the Miami in the hope of striking them treacherously. They will not come down as soon as they promised me.
March 15 three Illinois reported to me that La Puce, on returning from his winter camp, had found La Biche, the Piankashaw chief, with a French flag, coming from the Miamis with the letters of the commandant for this place and had gone with him
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MACARTY TO VAUDREUIL, MARCH 27,1752 |
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de Mr de St angé qui me marque que le même La pusse ayant rencontre Six
peanguichias allant a son poste, avec un pavillion qui venoit ysi pour demander
La grace de Son fils Prisonnier ysi ces six Pians L'avoit assure que La mouche
noire L'enfant et Le maringoin n'avois pas vouslu suivre Le parti du gros Bled
S'estois retire avec Leur bande Sur Le petit ouabache Contant Se jetter entre
Les Bras du francois ne voulant pas tramper a la mauvaisse affaire qu'il
c'estoit faite, Ces six hommes ont resté quatre jours avec Les jllinois avec
qui ils ont eu de grande Conferances et quil n'y avoit pas beaucoup a faire
fond sur tout ce qui venoit de cette bande, que si Les mis amis Estoient Sur le
ouabache c'estoit pour attirer a êux Les Kikapoux et mascoutins que Les Kis de
la terrehaute Leurs avoient porté au misamis un Baril d'eau de viê de ceux que
je leur avois donné me portant Les Lettres de mr de la jonquaire Leur disant de
ne rien crindre de Leur part qu'il ne qu'ils ne prandrois pas parti pour nous;
que mr de Lignieri Luy marquoit quil ne Les Connoissoient pas disposé a nous
servir non plus que Les ouyatanons; que ce que nous
[Translation]
letter of M. de St. Ange, who tells me that this same La Puce, while he was on his way here to ask favor for his son who is a prisoner here, met six Piankashaw going with a flag to Vincennes. These six Piankashaw assured him that La Mouche Noire, L'Enfant, and Le Maringouin, not wishing to follow the party of Le Gros Bled, had retired with their band to the Little Wabash, happy to throw themselves into the arms of the French and wishing no part in the ill affair that was transpiring. These six men had remained four days with the Illinois, with whom they had long conferences; and there was not much to go on, in all that came from this band. If, they said, the Miami were upon the Wabash, it was to attract the Kickapoo and Mascoutens; the Kickapoo of Terre Haute had brought to the Miamis a barrel of brandy from what I had given them for carrying M. de la Jonquière's letters, bidding them fear nothing for they would not take our side. M. de Ligneris informed M. de St. Ange that he did not think them any more disposed to help us than were the Wea. What we could hope of them was that they were not
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pouvions esperer d'eux estoit qu'ils nous fussent pas contraire Le Coup qui a
êstes fait sur Maureau est nié par Les Pians jl me repette La necessite de
refaire Le fort et Les Batiment qui sont touts pouri.
Le 22 sont arrive Les Peorias au nombre de 102 trante Kaoskias et un mascoutin fils de ouachione et quelques mitchigamies
jls firent Leur Compliment me dirent qu'ils venois a ma parole et me demanderent L'elargissement des prisonier jllinois Les Kaos n'en parlerent pas Le Landemin Le village des Kaskasias en firent de même
Le 23 Le mascoutin me dit que sa nastion L'envoit pour m'assurer de La fidelite qu'ayant a pris que Les mis amis avoient frappe par trahison jls avoient usse de Represallie et quil maportoit des chevelures d'enfants qu'on Luy avoit Remis; mais soit qu'on L'eû trompé ou qu'il voulu me tromper effectivement jl me presanta deux chevelures comme d'enfants je decouvrit qu'elles estoient de tette de Boeuf qui estoient bien accommode
[Translation]
opposed to us. The attack which has been made on Moreau is disclaimed by the Piankashaw. M. de St. Ange reiterates to me the necessity of rebuilding the fort and the buildings, which are in decay.
The twenty-second arrived the Peoria to the number of 102, with 30 Cahokia, a Mascouten, the son of Ouachione, and some Michigamea. They made their compliments, told me that they came at my summons, and asked of me the release of the Illinois prisoner. The Cahokia did not speak of it; next day, the village of Kaskaskia did the same.
The twenty-third the Mascouten told me that his tribe sent him to assure me of their fidelity. Having learned, he said, that the Miami had attacked by treachery, they had retaliated; he brought me the scalps of children that had been given him. But whether he had been deceived or whether he wished to deceive me, he gave me two scalps which looked like children's but which I discovered were taken from the head of a buffalo. They were
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MACARTY TO VAUDREUIL, MARCH 27,1752 |
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mais on avoit Laissé un peu de duvet jl me Les fit remettre en cachette Crinte
que les jllinois ne Le sussent me promettant de me faire avertir Secrettement
des Partis qui pouvoient venir sur nous jl me dit aussi que Les Renard estoient
alles ches Les Mascoutins Les jnviter a frapper Le francois, jls repondirent
qu'ils ne vouloient pas tramper Les mains dans Leur sang jl me dit aussi que
Les Peorias sestoient Laisse gannier par Les mis amis jnsi que Les autres
villages quils sont venu ysi que pour me mieux tromper Le 24 je parles aux
Peorias Les premiers quand vous partites d'ysi vous me promistes de me donner
des marques de votre attachement dont je ne vois pas encore Les Effaits je vous
revois avec plaisir dans Les memes sentiments donner L'example aux autres
villages de votre nastion que vous excites a nous estre unnies, on m'assure que
vous venes ysi que pour me mieux tromper et que vous aves estes au mis amis que
pour vous Lier avec eux Contre moy au Lieu de faire Coup. je n'en crois Rien et
pour vous marquer mon assurance je fait Present a votre village
[Translation]
well made but a little wool had been left. He gave them to me in private lest the Illinois should know, promising to have me secretly informed of parties that might come against us. He also told me that the Foxes had gone to the Mascoutens to invite them to attack the French. They answered that they did not wish to dip their hands in French blood. He also told me that the Peoria had been won over by the Miami as well as the other villages, and that they came here the better to deceive me.
The twenty-fourth I spoke to the Peoria first:
"When you left here you promised me to give me proofs of your attachment of which I do not yet see the effects. Once more, with pleasure I see you of the same opinion, giving the example to the other villages of your tribes whom you urge to be united to us. I am told that you come here only the better to deceive me, and that you have been to the Miami solely to ally yourselves with them against me, instead of to attack them. Of this I do not believe a word. To indicate my confidence in you, I am making a present to your village of the goods you see before
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des marchandisses que vous voyez devant vous j'aurai soin de ceux dont je serai
satisfait qui me donneront des marques de Leur attachement et qui m'aporteront
des chevelures de mês ennemis vos guerrier avoient pris Le cassetette jesperois
que ce ne seroit pas en vin; j'ay a pris que la mouche noire L'enfants et Le
maringoin c'estoint Retire a Leur village esperant se jetter dans Les Bras des
francois; s'ils estoient bien sinsere quils me donnassent des marques de Leur
Repantir evidantes; jl connoissent Le bon Coeur de Leur Pere qui pardonne a ce
prix et en Luy portant quelques chevelure de Ses ennemis. gardes vous bien
Peorias de frequenter nos ennemis crinte d'estre rencontre avec eux ecartes Les
de vos terres et qu'on n'y fusse pas de mauvais coup exorté vos jeunes gens et
guerrier a faire quelque coup qui me prouve Leur attachement
jls repondirent que Les chasseur n'apportoient pas du gibier chaque fois quils alloient a la chasse; quils voient bien qu'ils avoient des ennemis qui parloient mal deux, mais quils ne quiteroient jamais La main du francois et qu'ils nous endonneroit des marques
[Translation]
you. I shall take care of those with whom I am satisfied who give me proofs of their attachment and who bring me the scalps of my enemies. Your warriors took the tomahawk, not, I hope, in vain. I have learned La Mouche Noire, L'Enfant, and Le Maringouin have returned to their village, hoping to throw themselves into the arms of the French. If they be sincere, let them give me evident marks of their repentance. They know their father's good heart who pardons when that is done and the scalps of his enemies are brought him. Beware, Peoria, of frequenting our enemies lest you be caught among them. Keep them away from your lands, and to avoid some ill enterprise, exhort your young men and warriors to undertake one which will prove their attachment to me."
They replied that hunters did not bring back game every time they hunted; that they dearly saw they had enemies who spoke ill of them, but that they would never let go the hand of the French and would give us proofs of it.
Collections of the Illinois State Historical Library, vol.
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ILLINOIS HISTORICAL COLLECTIONS |
VAUDREUIL TO ROUILLÉ, April 8, 1752
[A N Colonies C13A 36:66]
MONSEIGNEUR
J'ay éû L'honneur de vous rendre compte par ma Lettre du 10 8bre dernier de la revolution que L'on avoit a appréhender aux Jllinois de la part des nations sauvages de Ce continent qui S'est a la fin confermée le Sept du mois de decembre dernier.
Jl y á même éû Lieu de croire que L'entreprise avoit été concertée de façon a en devoir craindre une action generale, Si L'on66v peut S'en rapporter aux dispositions que les ennemis en avoient faites en divisant leurs forces dans les differens établissemens et Sur Les avenuës de chaque endroit pour y observer Les demarches des habitans, mais la precipitation de quelques guerriérs des differens partis qui devoient frapper ensemble peu de Jours apres en rompit heureusement toutes Les mesures.
Jl ne parut d'abort qu'un party de 33e hommes du village des Peanguichias et du vermillon qui etoient venûs trouver Mr Benoît de ste Clére Sous prétexte d'aller en guerre Sur les
[Translation]
MONSEIGNEUR:
I had the honor to give you an account by my letter of the tenth of October last of the revolution that we had to apprehend in the Illinois from the Indian tribes of that region which was at length confirmed the seventh of December last. There is even reason to believe that the scheme had been concerted in such a way that a general movement might have been feared if one can judge by the arrangements the enemy had made in dividing their forces in the different settlements and on the approaches to each place to observe the movements of the inhabitants. However the impatience of some warriors of the different parties who should have struck together a few days later happily disconcerted all these plans.
At the outset there only appeared a party of thirty-three men from the village of the Piankashaw and the Vermilion who came to seek M. Benoist de St. Claire under pretext of a war party
Collections of the Illinois State Historical Library, vol. 29
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VAUDREUIL TO ROUILLE, APRIL 8,1752 |
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Chikachas, cet officier leur fit delivrer les munitions ordinaires, persuades
de la Sincerité de leur demarche mais il ne fut pas longtemps Sans penetrer
leur veritable desséin par la chevelure Levée a un Soldat de Sa garrison, La67defaite
d'un Sauvage de Ce party par deux jeunes negres qui en avoient été marques et
par les Blessures de plus aurs habitans sur le Chemin du fort de Chartres aux
Kaskakias.
Toutes ces hostillites ne Laisserent plus douter au Sieur Benoist que ce ne fut le moment ou L'orage devoit tomber il fit aussitôt Battre La generale mit Ses troupes et milices Sur pieds et envoya des detachemens pour reconnoitre L' ennemy et luy donner chasse; de tous aux quil mit en Campagne et a la poursuite de ces sauvages qui avoient pris la fuite voyans leurs projêts decouvertes il n'y eut que celuy sous le commandement du Sieur de Moncharveaux qui eut occasion de faire repentir de leur demarche ceux que étoient restes dans un village appellé Létablissement67v dont cinq furent tues et 4 autres faîts prison-
[Translation]
against the Chickasaw. This officer had the ordinary ammunition given them, persuaded of the sincerity of their intentions. But he was not long in penetrating their real design when a scalp was taken from a soldier of his garrison, an Indian of the party overcome by two young negroes who had escaped it, and several of the inhabitants wounded on the road from Fort de Chartres to Kaskaskia.
All these hostilities left the Sieur Benoist no longer in doubt that this was the moment when the storm was about to break. He at once had the general alarm beaten, mustered his troops and militia, and sent detachments to reconnoiter the enemy and to pursue them. Of all the detachments which he sent into the country to pursue these Indians who had taken flight on seeing their plans discovered, only the one under the command of the Sieur de Montchervaux had the opportunity to make them repent the affair. Of the Indians who had stopped in the village called The Settlement, five were killed and four others made
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